Les Chineurs dans la peau

Heureuse d'avoir été interviewée parTom Lempereur pour "Les Chineurs de Culture" !

Tom a commencé une série d'interview de tatoueurs qui s'intitule "Les Chineurs dans la peau", vous trouverez déjà sur le site une interview de la merveilleuse Eugénie Kasher, suivie de la mienne. Je fût agréablement surprise par les questions de Tom, qui montrait un réel intérêt pour les gens qu'il interview, et l'ensemble de leur travail.

Mon interview sur le chouette site des Chineurs, c'est par ici.

L'interview complète était un peu longue pour le site, et certaines réponses un peu trop technique et Tom l'a raccourcie pour mieux l'intégrer sur le site et la rendre plus abordable. Mais il a accepté que je publie ici la version intégrale des questions réponses. Un grand merci aux Chineurs et à Tom pour leur intérêt!!

N'hésitez pas à poser des questions dans les commentaires, les discussions sont les bienvenues!

Bonne lecture et à bientôt!

San

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Tes pratiques

·      Est-ce que tu tatoues en freehand ou avec un stencil ?

Les deux, tout dépend du projet. Il m'arrive aussi de combiner les deux, pour un cover par exemple. Je vais dessiner directement sur la personne pour voir comment il est possible de couvrir l'ancien tattoo, et une fois que j'ai trouvé une solution, je vais prendre l'empreinte du dessin fais sur la peau, et m'en servirai comme base, comme croquis préparatoire pour finaliser le projet à la bonne dimension.

 

·      Quel type de machine utilises-tu et pourquoi ?

Cela fait maintenant plus de deux ans que je travaille avec un Hawk Pen de chez Cheyenne. A l'époque je montais en général entre 4 et 5 machines différentes pour un même tattoo, parfois plus, et la Cheyenne permettait d'avoir une seule machine, et de changer juste la buse. Ca me simplifiait pas mal la vie j'avoue. J'ai attendu de pouvoir réellement la tester, et au final elle me convient mieux qu'une machine traditionnelle à bobines. Les Cheyenne sont des machines rotatives, et elles tapent plus fort que des machines à bobines. Ca faisait quelques temps que je trouvais que mes tattoos cicatrisaient un peu pâles, car j'ai la main plutôt légère quand je travaille. La Cheyenne étant plus puissante, mes tattoos revenaient bien noirs, et j'arrivais à tout faire avec la même machine. Avec les machines traditionnelles, il me fallait des machines différentes pour les lignes, les ombrages plus ou moins légers ou denses, et les noirs ou couleurs. Bon ça sonne un peu merveilleux, mais il m'a fallu quand même trois mois avant d'arriver à faire des lignes convenables, ça demande une certaine prise en main quand on commence, c'est très différents comme machine, certains n'aiment vraiment pas l'utiliser!

 

·      Ce sont 2 pratiques différentes mais quand même assez proches, alors : pourquoi le tatouage et pas la scarification ?

Ta question m'étonnes car pour moi elles ne sont pas proches du tout. Le point commun serait en effet de réaliser des dessins sur la peau, mais le principe n'est pas du tout le même. Une scarification est un motif découpé à la surface de la peau, qui peut éventuellement être encré en frottant de l'encre sur la scarification pendant la scarification, ainsi que pendant la guérison, ou pas. Les motifs exécutés peuvent être composés de lignes plus ou moins larges, ou d'aplats (peeling). Mais ce n'est pas seulement l'acte de scarifier la peau qui est important, il y a aussi la manière de la soigner par après, qui donnera différents effets en fonction de la peau de la personne : cicatrices à plats, en creux, ou chéloïdes. Je peux me tromper dans ce que je viens de dire, je ne fais pas de bodmod, même si j'ai pût aider lors d'une réalisation d'une scarification sur une amie.

Un tatouage est de l'encre insérée entre le derme et l'épiderme à l'aide d'aiguilles. Il peut en résulter un léger saignement, en fonction du travail effectué. Le tatouage permet une grande variété de marques, lignes, points, dégradés de gris ou de couleurs, aplat de noir ou couleurs.

La réalisation, les étapes à suivre pour bonne guérison, ainsi que le résultat sont très différents.

La tatouage se rapproche plus du dessin à même la peau, avec ces multiples possibilités de rendus. Donc tatouage. Mais je ne serai pas contre de tester la scarification, mais c'est un tout autre apprentissage!

 

·      Je pense qu’un flash peut avoir autant d’intérêt qu’un projet personnel, pour moi, le moment partagé avec le tatoueur compte beaucoup. Je sais que tu proposes des flashs. Tu préfères tatouer l’un de tes flashs ou un projet perso ?

J'aime les deux, car les approches sont très différentes. C'est marrant de voir ce que les gens "lisent" dans mes flashs, comment ils se les approprient, comme c'est chouette d'arriver à dessiner un motif en fonction de l'histoire d'une personne, et d'avoir vu juste, que la personne s'y retrouve. L'important est que la personne reparte heureuse de son tattoo.

 

Ton style

·      Pourquoi préfères-tu le noir et gris à la couleur ? (j’ai pu remarquer que tu utilisais assez peu la couleur dans tes tatouages.)

Déjà parce que le rendu dans le temps du noir sur la peau est plus durable et stable que la couleur. Et puis faut dire que je ne me trouve pas très douée avec la couleur non plus, déjà aux Beaux-Arts devoir travailler en couleur me demandais un effort considérable et j'ai mis beaucoup de temps à trouver comment j'apprécie de l'utiliser. Donc en tattoo je suis plus timide avec la couleur c'est vrai, mais j'aime tellement la ligne, le dessin, et les variations possibles juste avec le noir que je préfère au final.

 

·      Selon moi, les sujets de tes dessins semblent souvent tiraillés par leurs émotions, leurs problèmes. Quand tu montres parfois les dessins que tu fais dans les transports en commun, te bases-tu sur les personnes qui t’entourent pour attribuer ce caractère à tes personnages ?

Non, cela part toujours de moi. Ce n'est pas que je suis mal, déprimée ou tourmentée par mes problèmes, (parfois c'est le cas) c'est parfois un simple ressentis, une idée, et la mettre sur papier me permet en quelque sorte de m'en défaire, de pouvoir prendre du recul par rapport à cette émotion. J'ai commencé à travailler ce type de dessins en 2007, ils avaient un côté plus brut à l'époque. Mais c'était clairement pour mettre sur papier un ressenti ou une émotion que je n'arrivais pas à verbaliser. Ces dessins me permettent de dire beaucoup de choses, sans utiliser de mots. C'est chouette de voir ce que les gens y lisent, en général ce n'est pas très loin de ce que j'ai tenté de dire.

 

·      Tu fais aussi parfois des œuvres abstraites. Pourquoi proposer une œuvre abstraite et non-figurative ? Est-ce que c’est parce que l’abstrait te permet de faire passer un message qu’il n’est pas possible de transmettre par le figuratif ?

Oui, il y a un langage subtil dans l'abstrait qui me touche beaucoup et me fascine. J'ai envie d'explorer aussi l'abstrait, ça me rappelle les cours conceptuels que j'ai pût avoir aux Beaux-Arts et c'est un langage que j'ai envie de continuer d'explorer.

 

Ton entrée dans le monde du tatouage

·      Qu’est ce qui t’a poussé à faire ton premier tatouage ? Les photos sur lesquels tu apparais montrent que tu es déjà pas mal tatouée. As-tu d’autres projets de tatouage ?

C'était un retour à moi-même. Nous naissons avec un corps que nous n'avons pas choisis. Le tatouage permet en quelque sorte de le personnaliser. Mon premier tatouage c'était comme un pas vers moi-même. J'ai déjà pas mal de pièces oui, mais encore pas mal de  place aussi. Je n'ai pas vraiment de projets pour l'instant, et en même temps si, mais je les laisse mûrir tranquillement. A un moment donné se sera le bon moment, l'idée qui convient, la bonne personne pour le réaliser.

 

·      Comment es-tu devenue tatoueuse ? Il y a combien de temps ? Qu’en pense ta famille ? (J'y réponds deux questions plus loin)

 

·      Est-ce que ça a été compliqué pour toi de faire tes premiers pas en tant que tatoueuse ?

Quand j'ai voulu commencer je me suis vite rendue compte que personne n'allait me tendre la main, et que si je voulais apprendre ce métier, il allait falloir que j'en veuille et que je me débrouille un maximum. La première personne qui m'a permis de le regarder travailler et de lui poser des questions m'a fait payer! J'ai eu énormément de chance de rencontrer par la suite Martine, qui est devenue une amie chère, qui est depuis longtemps dans le milieu et qui connait beaucoup de gens. Elle a vu quelque chose en moi, dans mon travail et elle m'a permis de rencontrer des tatoueurs incroyables et d'apprendre énormément (Yann Black, Easy Sacha, TinTin).

 

·      Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de choisir ce métier ? De quel artiste du même métier t’inspires-tu ?

Je me suis fais tatouée, j'ai eu envie d'essayer, puis quelqu'un a eu l'envie de se faire tatouer par moi. Ma curiosité a fait le reste, et quand j'ai pût essayer, j'ai trouvé ça super compliqué, et j'ai adoré. Je me suis rendue compte que j'allais apprendre toute ma vie, et c'est super. C'était il y a bientôt 9 ans. J'ai toujours su que je voulais faire deux choses dans la vie, deux boulots en parallèle, pour que l'un puisse nourir l'autre, et inversément. Le tatouage me permet de continuer ma pratique de dessin et peinture à côté. Ma famille était heureuse de voir que j'avais trouvé une profession qui me plaise, et que je m'en sorte. Ils n'étaient pas très motivés que je me fasse tatouer au départ, puis quand ils ont vu ce qu'il était possible de réaliser en tattoo, ainsi que les pièces que je tatouaient, ils ont changé de perspective.

J'essaie un maximum de ne pas m'inspirer de mes collègues. Car même simplement en regardant Instagram ou le travail de nos collègues, nous sommes tous inspiré inconsciemment par ce que nous regardons et ce que nous apprécions. Je préfère regarder les travaux d'artistes qui ne font pas du tattoo justement.

 

·      Quelles étaient tes sources d’inspiration et de motivation quand tu as commencé ? Et maintenant sont-elles toujours les mêmes ?

J'étais fascinée par le fait de choisir de marquer son corps à vie. Cette appropriation de soi-même. C'est très fort et très beau. C'est comme un rituel, un pacte avec soi-même.

 

Ton travail actuel

·      Est-ce que ton style a changé depuis tes débuts ou tu as toujours gardé la même « patte » ? Est-ce que pendant tes études à l’Académie royale des beaux-arts tu dessinais différemment (tu utilisais beaucoup de couleur, les sujets de tes dessins étaient différents... ?)

Mon style a pas mal évolué depuis que j'ai commencé à tatouer. Au début bien sûr je dessinais surtout des motifs uniquement en lignes, ce que je savais tatouer en fait. Je faisait surtout du figuratif, comme aujourd'hui d'ailleurs, avec un traitement plus réaliste, ou inspiré de gravures anciennes. A présent je tente que mes tattoos ressemblent plus a des dessins, j'aime le côté griffonné, sketch, taches d'encres, tout en y mêlant des textures qui sont propres à l'utilisation d'une machine à tatouer.

C'est très différent de ce que je faisait aux Beaux-Arts. J'ai un Master en dessin et un en Lithographie, et les cours étaient fort conceptuels. Je baignais déjà dans une sorte d'abstraction en dessin, et mon travail en lithographie s'apparentais plus a des planches d'anatomie.

 

·      Quel est le meilleur aspect de ton travail ?

Quand les clients repartent heureux.

 

·      Y a-t-il une pièce que tu as adoré réaliser ?

Il n'y en a pas qu'une! Mais j'avoue m'amuser beaucoup dernièrement avec les pièces plus abstraites, j'ai réellement l'impression de dessiner sur quelqu'un plutôt que de reproduire un motif déjà dessiné. Par exemple le gros coup de pinceau organique réalisé sur le chest de Ludi, ou le paysage abstrait dans le haut du dos de Cécile. Quoique j'avoue aussi avoir adoré retranscrire en tattoo un dessin d'une danseuse de Butoh sur Gloria, devoir trouver comment retranscrire en tattoo l'énergie de ce dessin était un beau défis.

 

·      Tu as fondé ton propre salon de tatouage (Deuil Merveilleux) après seulement 3 années d’expériences, pourquoi fonder ton propre salon et pas en rejoindre un ?

Avant d'ouvrir Deuil Merveilleux j'ai travaillé pendant un an et demi dans un shop au centre ville. Mais je savais dès le départ que je voulais ouvrir mon propre shop, pour pouvoir accueillir les gens comme je le souhaite, dans un espace tranquille, et gérer mon travail comme je l'entends.

 

Ton rapport à l’art et la culture

J’aimerai en apprendre un peu plus sur tes inspirations et tes références ! Cette partie peut être pertinente si certains livres, films, musiques t’ont marqué et ont déjà influencé ton style. Pour ma part, certains livres m’ont marqué autant que mes tatouages

 

·      Est-ce que tu lis ? Si oui, quels types de livres et quels sont tes favoris ? Quels sont tes auteurs favoris ?

Oui je lis beaucoup, et beaucoup de choses différentes, parfois j'en suis à lire plusieurs ouvrages en même temps. J'aime lire des monographies d'artistes ou des ouvrages sur le développement personnel, la psychologie, de la poésie, quelques romans, phylosophie, psychanalise, l'histoire du tatouage, etc. Bref, je suis curieuse, et ce que je lis est très varié.

Mes dernières lectures :

"The subtle art of not giving a f*ck" de Mark Manson, "Quiet" de Susan Cain, et "Femmes qui courent avec les loups" de Clarissa Pinkola Estés.

 

·      As-tu des films culte ?

Hm... Aucune idée. Mais, un réalisateur incontournable : Wes Anderson.

 

·      Quelle est la musique qu’on pourrait retrouver dans toutes tes playlists ?

Hm, j'écoute beaucoup de choses très différentes, mais mes obsessions récentes sont Moderat et Post Malone.

 

·      Est-ce que tu t’inspires d’autres artistes de différentes disciplines dans ton travail ? (Notamment des graveurs je suppose ?)

J'aime la peinture, la gravure, le dessin, l'illustration, le street art, la sculpture, le collage, etc. Dans mes préférés : Kiki Smith, Andrew Hem, Louise Bourgeois, Berlinde De Bruyckere, Ragnar Persson, Heather Day, Etam cru, etc....

 

Tes déplacements/voyages

Parmi les tatoueurs que je suis sur Instagram, j’ai l’impression que l’immense majorité part en voyage pour des guests en France (la plupart du temps je suis des français, je connais très peu de tatoueurs belges) ou à l’étranger pour des périodes plus ou moins longues. Le voyage semble donc faire partie du métier de tatoueur.

 

·      Ton salon accueille des guests, est ce que pour toi aussi le voyage est important dans ta vie ?

Bien sûr, je voyage moins que certains, mais c'est toujours chouette d'avoir l'opportunité de bouger!

 

·      Si oui, qu’est-ce que les guests t’apportent ? (Quand tu en reçois ou quand tu pars dans d’autres salons)

C'est devenu une bonne excuse pour voir les copains, mais c'est toujours enrichissant de voir comment les autres travaillent, de pouvoir échanger nos techniques, nos idées, nos méthodes de travail. Et le tatouage nous permet de pouvoir facilement bosser un peu partout. Tant qu'on peut trouver un studio pour travailler, c'est bien d'en profiter et de pouvoir voyager.

 

·      Comment se passe un guest typique ?

En général le tatoueur qui voyage annonce ses dates de voyages ou de conventions, et le studio qui l'accueille également, en plus de présenter son travail. Le tatoueur book en général lui-même ses rendez-vous, sauf si le studio qui l'accueil a un manager qui peut éventuellement s'en occuper. Un guest dure en général une semaine, mais ça peut être un peu plus.

 

·      Comment rentres-tu en contact avec les tatoueurs que tu invites ou qui te reçoivent chez eux ?

En général ce sont des gens que je connais, ou que j'ai eu l'occasion de rencontrer en convention. Parfois c'est simplement que nous apprécions le travail de l'autre, ou qu'un  tatoueur qu'on connait nous recommande un studio car ce sont des amis, etc. C'est souvent les affinités qui créent les liens.

 

Tes projets

·      Est-ce que tu penses travailler toute ta vie dans le monde du tatouage ?

Surement, peut-être pas uniquement, mais oui je tatouerai toute ma vie.

 

·      Est-ce que tu as d’autres projets en parallèle du tatouage ? Tu publies autant tes dessins que tes tatouages sur Instagram, j’ai lu sur ton site que tu faisais régulièrement des expositions, parles moi en :)

Je viens du dessin, pour moi c'est la base, c'est ce qui m'a amené au tatouage. J'aime bien trouver des opportunités pour exposer, peindre des murs, où je peux juste bosser le dessin ou la peinture uniquement.

 

·      Est-ce que tu serais capable d’arrêter le tatouage par exemple pour te lancer à fond dans la gravure ou dans l’illustration ? Tu as vraiment ton propre univers (personnage souvent avec des grosses têtes, souvent le regard vide, les dessins font souvent penser à des esquisses) tu pourrais clairement le faire je pense.

Je pourrai oui, mais je n'aurai aucune idée de comment m'y prendre j'avoue. Le tatouage est un métier bien particulier, et le monde de l'art ou de l'édition sont vraiment très différents.

 

L’évolution du tatouage

·      L’année dernière j’ai découvert que certains tatoueurs militaient contre la création d’écoles de tatoueurs. Aux Etats-Unis, la mobilisation contre cette école semblait assez importante. Si un projet d’école de tattoo voyait le jour, tu en penserais quoi ?

J'ai entendu qu'il en existait déjà. Franchement je ne suis pas pour, je trouve que c'est un peu de la vulgarisation du métier. Le meilleur moyen pour moi est un apprentissage, un apprenti qui suit un tatoueur. Etre tatoueur c'est plus que savoir manier une machine. Il faut connaître les principes de l'hygiène, savoir dessiner, être à l'écoute des clients, être polyvalent, patient, débrouillard, organisé, bosseur, curieux. Rien de tout ça ne s'apprends en quelques mois de formation, mais bien en plusieurs années plus chargées que ce que l'ont ne pense.

 

·      Est-ce que tu te sens jugée à cause de tes tatouages ?

Aucune idée. Et même si c'est le cas...

 

·      Est-ce que tu penses que les mentalités sont entrain de changer en Belgique ?

Lentement mais oui, lentement. Les choses bougent doucement, mais le tatouage a pris tellement d'ampleur ces cinq dernières années que c'est plutôt normal je trouve.

 

·      Est-ce que les autres pays que tu as pu visiter te semblent plus ouvert aux tatouages ? Et si tu compares la France à la Belgique ?

Je ne pourrai pas vraiment comparer la France à la Belgique, quoique je pense que le Belge moyen s'en fout un peu plus, chacun fait ce qu'il veut. Pour la France ça dépend des villes, mais il est vrai qu'on se sent plus vite dévisagé et observé.

 

La parole est à toi

·      Quel(s) artiste(s) original(aux) pourrais-tu me conseiller de contacter pour continuer cette série ?

Raphaëlle (from sky to skin), Caro Ley, Eva Mpatshi (si tu parles Anglais), Rachel M Kong.

 

·      As-tu autre chose à ajouter ? (Un peu de publicité pour ton salon, tes amis, un coup de cœur, un coup de gueule...)

Un grand merci à toi, à vous de votre intérêt! J'étais surprise par tes questions, c'est rare les gens qui s'intéressent autant aux personnes qu'ils interviewent. Merci beaucoup.